How To Be A Gruf

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Le coin des zoologues

« – Y’a des tas de mammifères bizarres là bas.
– C’est quoi un mammifère pour toi?
– Pour moi, tu vois, un mammifère c’est un animal très ancien, comme le serpent quoi… »

Le coin des cinéphiles

« – J’ai vu le nouveau Depalmar!
– Hein? ha, le De Palma?
– Oui, j’ai bien aimé hein, mais j’avais l’impression de déjà connaitre l’histoire.
– C’est le remake du dernier Corneau, tu l’avais vu peut-être?
– LE CORNIAUD! J’adore ce film! »

Laisse moi Zoum Zoum Zim dans ma Mimousine

Il y a quelques semaines, j’ai voulu fabriquer une mimousine pour l’anniversaire d’un ami. Une mimousine ? Ben oui quoi, une limousine en mimolette !

J’ai donc cherché sur internet et là, le désert. Enfin pas vraiment le désert j’ai trouvé des sculptures en cheddar de folaye, mais pas de mimousine. DU coup, je me suis dit que j’allais faire un post, on sait jamais, ca peut servir à d’autres qui auraient une envie pressante de mimousine.

Pour une mimousine d’environ 15 cm de long il vous faut :
– 2 parts de mimolette (gabarit de supermarché), 1 demi vieille et une jeune
– des cure-dents
– 1 bouchon de bouteille de sauce soja Monop’ (j’insiste, les bouchons de bouteille d’eau sont trop larges)
– 1 couteau qui coupe
Il faut d’abord bien choisir son matériel, un morceau de demi vieille pour le « corps » de la mimousine et un morceau de jeune pour les roues, le capot avant et le capot arrière.
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La mimousine s’organise en 3 parties :
1- La « cabine »
Prenez la part de mimolette demi vieille et taillez un rectangle avec si possible, les côtés droits. L’arrondi de la part figurera le toit.
2- Les capots
Taillez, dans la part de mimolette jeune, 2 petits rectangles de la même largeur que votre cabine mais d’un tiers de sa hauteur, un pour l’avant, que vous pouvez légèrement tailler en biseau afin de figurer les phares et un pour l’arrière.
3- Les roues
Toujours dans la part de mimolette jeune coupez des carrés d’environ 5 mm d’épaisseur et servez vous du bouchon de la bouteille de sauce soja comme d’un emporte pièce pour découpez vos 4 roues.
Il suffit maintenant d’assembler le tout avec l’aide de cure-dents.
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Voilà, c’est aussi utile qu’une photo de Johnny dans une ampoule, vous allez épater vos amis.
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Névrose en milieu professionnel

Ok, je suis certainement très rigide avec ca, mais au bureau, j’ai MA tasse pour MON café. Et je ne suis pas la seule.
K, évoquée il y a bien longtemps déjà sur ce blog, a un problème avec les tasses. Elle considère en gros, qu’il existe un pool de tasses, utilisable par tout le monde. Sauf que ca, c’est juste dans la rue dans sa tête.
Régulièrement ma tasse, ou celle de quelqu’un d’autre, disparait et on la retrouve sur son bureau. Comme on est gentils, même un peu cons peut-être, on ne s’énerve pas, on ré explique, comme à un môme de 4 ans.
Comme K, c’est un peu la Dory de Némo, c’est une situation que se reproduit très, TROP souvent.
La semaine dernière, elle est tombée des nues en apprenant (pour la 43è fois) que chacun avait sa tasse. Une gentille collègue a proposé de lui en rapporter une dont elle ne se sert pas, franchement, elle est mignonne.
K, ravie, a vite déchantée: il s’agissait d’une tasse promo avec « Nokia » écrit dessus. « MAIS! » s’est elle écriée, « Nous sommes dans un service public! Je ne peux pas faire de publicité! ».
Elle a donc mis du typ-ex sur sa tasse.
Oui oui.
Je vous jure.

Etude de cas (2è partie)

Dans mon zoo de bureau, y’a aussi Simon Jérémi. Il ne vomit pas quand il est content, mais il mange des trucs improbables à n’importe quelle heure de la journée (interrompu un après midi dans la cuisine avec un pot de rillettes entre les jambes), il boit son thé dans un cache pot (oui, un grand pot en plastique) et il a peur de tomber malade à cause des « vapeurs dégagées par le tampon encreur » (sic).

Au début, on a tous penché la tête sur le côté genre « oh, il est pas fut-fut mais il est gentil! ». Mais vite fait, on l’a juste trouvé ultra pénible et limite dangereux à raconter des conneries aux gens, oublier nos rendez vous en salle d’attente, casser des trucs (genre le mécanisme d’ouverture automatique de la porte qu’il avait interdiction formelle de toucher) et plus généralement, toujours trouver LA connerie à faire.

Il part dans un mois, finalement il va nous manquer.

Mademoiselle Robot

Il était une fois 2 petites filles qui vivaient dans le marais. Le père de l’une était le médecin de l’autre. La mère de l’autre donnait des autocollants France Inter au père de l’une.

L’une était en primaire avec des enfants qui plus tard seraient au collège avec l’autre. Mais l’une et l’autre ont dû attendre 21 ans pour se croiser.

L’une c’est Laetitia et l’autre, c’est moi. Et depuis on ne va pas dire combien de temps, nous sommes des ladies après tout, on ne se quitte pas, on a la connerie.

Laetitia a trouvé un pays et une ville à sa mesure et est devenue Mademoiselle Robot, une self made woman intelligente et drôle qui parle de mode et de chats comme personne, en plus, elle est la mère de ma filleule, c’est quand même pas rien.

L’amitié se mesure au temps qui sépare un sms qui dit « EVERYBODY » de sa réponse « IN THE HOUSE OF LOVE ». Avec Laetitia, on est toujours sous le quart d’heure.

Et puis elle est bonnasse.

http://www.mademoisellerobot.com/

Etude de cas (1ère partie)

Quand on travaille dans un bureau, on est obligé de cohabiter avec des êtres humains qu’on aurait jamais croisés ailleurs. Je commence par conséquent une série de portraits.

 En mars 2011, j’ai fait la connaissance de K. Pour le contexte, je précise que je travaille « dans le social » dans une structure du département en charge de l’accompagnement de personnes fragiles.

 K fait donc le même métier que moi, pour la blague, on partage le même anniversaire, ce qui nous fait régulièrement rigoler avec mes autres collègues et nous dire que l’astrologie, c’est vraiment de la couille.

 Vous aurez compris que si je vous parle de K c’est qu’elle est particulière… Nous ne travaillons pas de la même façon, c’est même un modèle de ce qu’il faut éviter : elle est cassante, discriminante, raciste (« Si vous n’aimez pas ce que vous propose la France, vous pouvez rentrer dans votre pays ! – Mais je suis français moi madame ») et globalement frappée.

 Elle peut passer 40 minutes à casser les couilles d’un mec parce qu’il ne s’est pas acheté une pochette plastique pour ranger ses CV, ca fait vachement avancer le schmilblick. Elle peut poser 26 fois la même question à un type pour remplir la case « Loisirs » :

 «- Vous faites quoi à part chercher du travail ?

- Moi, je me lève à 6h, je prends mon sac à dos et je vais attendre devant l’intérim que ca ouvre

- Vous lisez des magazines ?

- Je sais pas lire madame, je me lève à 6h, je prends mon sac à dos et je vais attendre devant l’intérim que ca ouvre !

- Vous regarder la télévision ?

- Je vous dit que je me lève à 6h que je prends mon sac à dos et que je vais attendre devant l’intérim que ca ouvre !

- Vous y aller à pieds ? on va dire que vous faites de la marche à pieds alors. »

 Une série de sketch… j’ai eu la chance de partager son bureau pendant plus d’un an. Aujourd’hui, nous sommes séparées par 2 murs et j’envisage de coller un radio-bébé sous son bureau pour pouvoir continuer à profiter du show quotidien. En plus, maintenant qu’elle a un bureau fermé, elle risque tous les jours de se manger une baigne, certaines des personnes qu’elle accompagne ayant beaucoup de mal à supporter son attitude méprisante.

 Mais au-delà de sa façon de travailler, on peut aussi prendre un moment pour s’attarder sur son inaptitude à communiquer et à travailler avec d’autres gens. Elle a quand même réussi à s’embrouiller avec un collègue à cause d’une histoire de volet roulant, elle est allée jusqu’à se plaindre à la responsable, à la Madame Musquin : « c’est toujours moi qui ferme le volet roulant alors que je ne suis pas la seule à profiter de la fenêtre ».

 En gros, elle me dépasse, elle nous dépasse tous ici, on a beau être très créatifs, on ne sait jamais qu’elle sera la prochaine.

 La semaine dernière, elle est entrée en furie dans le bureau de l’adjointe de la responsable : « Je peux savoir où passent les dossiers que je range SUR ma poubelle ?! ». Je ne sais pas comment cette pauvre I. ne lui a pas répondu « Ben, à la poubelle connasse ! ».

 Ca fait donc 4 semaines qu’elle balance ses dossiers (confidentiels, sinon, ce n’est pas drôle) à la poubelle. Devant la mâchoire décrochée de la responsable, elle lui a quand même expliqué en gloussant que c’était sa façon de travailler que de ranger les dossiers sur la poubelle…

Et puis la cerise sur le gateau hier, alors que nous discutions d’une de nos collègues et amie en train de mourir d’une tumeur au cerveau et refusant tout acharnement thérapeutique. Cette collègue est chez elle, sous fortes doses de morphine et alimentée uniquement par une perf de glucose.

« Mais si elle mange que du sucre, elle va pas tenir! » s’est exclamée à plusieurs reprise K.

CONSTERNATION

 

Polar

J’aime beaucoup RJ Ellory. J’ai été émue aux larmes par « Seul le silence », « Vendetta » m’a tenu en haleine, « Les Anonymes » c’était un peu bof-bof mais le dernier en date (traduit en Françaix, éditions Sonatine) « Les Anges de New York » a bien relevé le niveau.

Mais juste après, j’ai découvert Deon Meyer : un sud africain, déjà c’est pas banal, qui donne dans le polar depuis 1999 qui a, pour moi, relégué RJ Ellory au second plan. On est dans le même univers pour les deux : des héros fatigués, abîmés, des intrigues qui trouvent leurs racines dans le passé des personnages, et un contexte historique qui ne compte pas pour du beurre. Seulement, Meyer a quelques années d’avance et, alors que c’est certainement ce qui ne lui a pas ouvert les portes du très grand public, pour terrain d’écriture un pays passionnant et pour moi, inconnu. Oui, à part Nelson Mandela, l’Afrique du Sud, ca ne me dit rien. Or, on découvre grâce aux polars de Deon Meyer un pays énorme, morcelé et dont la population apprend à vivre ensemble.

RJ Ellory a percé : il écrit sur les Etats Unis, la pègre, la corruption. Son paysage est celui de Scarface, de Serpico, des Affranchis, un terrain connu pour moi, movie buff. Pour un public moyen, moi y compris donc, on entre en terre connue, et en plus, c’est bien ficelé. Ce qui a certainement empêché Deon Meyer d’être mondialement idolâtré c’est justement son origine afrikaans. Les noms des gens sont absurdes (Hope Beneke. Vraiment ?), mélange de zoulou et de néerlandais. Les noms des lieux sont totalement inconnus : vous savez où c’est vous Melkbosstrand ? parce que moi non, par contre, avant même d’y avoir mis les pieds, je savais où se situe Sunset Boulevard. Et puis bonjour les clichés nazes, les couvertures des poches chez Points n’affichent que des photos de la savane (« ben quoi, on est en Afrique du Sud, y’a bien des hyènes là bas ! »), et ce n’est pas forcément toujours très heureux ni très accrocheur. Du coup, Meyer peut sembler moins accessible, plus destiné finalement à un public qui comprend de qui et de quoi il parle. Hé bien non, il gagne à être connu et son pays aussi. Le contexte politique est passionnant, le mélange des cultures aussi et on finit par s’habituer aux noms idiots, ca m’a vraiment donné envie d’aller là bas.

Commencez donc par « Jusqu’au dernier » et on en rediscute.

« D’un tempérament grincheux, aigri et fâcheux; Se dit davantage à propos du caractère d’une femme désagréable. »

Je me définis comme acariâtre. Après c’est vrai que quand on regarde plus précisément la définition, ca ne fait pas rêver…

Mais ce n’est pas que je suis acariâtre, c’est simplement que je suis difficile. On va dire « High maintenance » ou « grand train », comme la Sally de Harry.

Je déteste des tonnes de choses et comme j’ai passé l’âge et les angoisses pour me soucier du regard des autres, je n’hésite jamais à le dire. La plupart du temps sans réfléchir c’est vrai mais bon, What the hell, comme dirait Emmet Brown.

Je peux être très méchante, mais comme toute vraie méchante, je sais aussi me montrer charmante ailleurs qu’aux sanitaires comme dirait Christiane. Et je suis aussi une vraie bonne/conne qui rend service à des tas de gens qui la plupart du temps ne le mérite pas (genre qui c’est qui donne des conseils sur son CV à la mère d’une copine de ma fille devant l’école sous la pluie alors que la petite se roule par terre en faisant une colère…).

Le plus souvent, j’agis par pur esprit de contradiction, pour faire chier quoi, parce qu’être d’accord tout le temps, c’est pas intéressant.

Et puis j’ai quand même réussi à trouver un mec aussi chiant que moi, sauf que lui, ca se voit moins, qui a bien voulu avoir 2 enfants et j’ai des ami(e)s (de moins en moins ok vu que je suis capable de la rayer de la carte quand la coupe est pleine et comme je suis bonne/conne, la coupe se remplit assez vite par fois). Mes amies d’ailleurs, elles sont toutes plus ou moins comme moi : casse-couilles mais attachantes. Alors ACARIATRES OF THE WORLD UNITE !

Lecture graphique

Ce soir, j’ai eu un cadeau : « Are You My Mother » de Alison Bechdel.

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C’est qui / c’est quoi ? Alison Bechdel est une lesbienne activiste et américaine de 52 ans qui a toujours dessiné sa vie.

« Are You My Mother » fait suite à « Fun Home » roman graphique parût en 2006 qui narrait l’histoire de son père et à travers ce récit personnel et familial, l’histoire d’une vie en province aux USA avec son lot de frustration et de secrets. Le tout en prenant appui sur Ulysse de Joyce, sans jamais verser dans l’intellectualisme primaire. Le dessin est sobre, le récit se fait à travers une voix off avec peu de dialogues, en bleu et blanc, plus doux et poétique qu’un noir et blanc souvent très sec.

« Fun Home » est disponible en français chez Denoël Graphic, « Are You My mother » déjà sorti en anglais sortira en France en 2013.

Chaude recommandation de ma part, alors que je n’aime pas habituellement les truc avec des dessins dedans.

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